Devant le bois du Chaufour, le 14 mars, deux compagnies allemandes parties à l'attaque sont prises sous nos mitrailleuses et nos tirs de barrage ; pas un seul assaillant n'échappe au carnage.
Le 140e RI est alerté de la fusillade et subit un bombardement assez intense.
Lieutenant A. COLLIAR, 15e RAC
Mais, par contre, nos pauvres batteries, ont été, par représailles, soumises toute la journée à des tirs de concentration fantastiques. De l'ouvrage de Thiaumont, nous voyons ce dluge et nous voyons ainsi que, malgré la terrible averse, nos batteries tiraient quand même. Le colonel BIESSE, dont le régiment (153e RI) était pourtant fort éprouvé, ne pu s'empêcher d'avoir les larmes aux yeux et de s'écrier : "Ils sont rudement chics nos artilleurs"
Cet exploit est là au 15e RAC. Mais nous avons payé cher, car nous avons été soumis toute la journée à des tirs concentrations fantastiques."
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Dans la nuit du 14 au 15 mars 1916, le 3e bataillon du 140e relève le 1er bataillon
Le 15 mars, escarmouches à la grenade sur les pentes du fort de Vaux.
Le 16 mars, le bombardement fut très violent si, toutefois, il est possible de marquer une différence entre les diverses journées de cette bataille. C'est ainsi que sur le front du 158e, il n'est pas tombé, dans la journée du 16, moins de 10 000 obus de tous calibres. Ce régiment occupait le village de Vaux lequel, en partie aux mains des français et en partie au mains des allemands, était coupé par des barricades et des tranchées. Les avions ne cessaient de survoler les lignes et réglaient le tir qui, bientôt, devint d'une précision éffrayante, enfin dans la nuit du 16 au 17, à 20h55 et à minuit, deux attaques sont lancées pour encercler le village de Vaux. Elles sont repoussées par les
1er et 3e bataillons.
"J'était dans le village, près de la barricade, a raconté un des combattants du 158e à Henry BORDEAUX. On voyait les allemands tombaient comme si on les poussait. Pourtant, ils sont revenus, et une deuxième fois encore. Ils ont de l'applomb." |
Le sous-lieutenant DELMAS, de la 1ère compagnie, à la tête d'une poignée d'hommes, réussit à s'infiltrer dans les rang ennemis et a y jeter la panique. les pertes du régiment depuis le 10 mars, étaient au soir du 16 mars, de 20 officiers et de 618 hommes.
- Parmi les 117 morts du 158e RI, deux isèrois, PORTE Gaston Firmain Octave (MPF) et POUTEIL NOBLE Marcel Alphonse Henri (MPF) sont tués.
Le 16 mars, les premiers obus incendiaires tombent sur Verdun.
L'initiative des opérations appartient toujours à l'adversaire.
Le 17 mars, tout le secteur subit un bombardement violent. Cinq compagnies du 109e relèvent dans le secteur de droite, le 10e BCP et passent sous les ordres du Colonel commandant le 140e jusqu'au 18 au matin.
Au cours de la nuit, les hommes subissent un bombardement intense et continu, en particulier, des secondes lignes. Le travail d'organisation, bien que géné, continue.
Le 18 mars, à partir de 7 heures l'ennemi dirige sur l'ensemble du secteur un bombardement violent qui occasionne des pertes sensibles. Plusieurs abris sont défoncés. Un poste avancé, situé dans la partie gauche du secteur et occupé par des mitrailleuses est écrasés à coup de torpilles. Toutes les communications sont coupées.
A deux reprises sur le front du 109e RI les allemands attaquent, précédés de jets de liquides enflammés, mais se heurtent à une ligne inébranlable.
A 11 heures les allemands débouchent de leur tranchée de 1ère ligne en face du 2e bataillon du 140e.
A midi 30, de puissantes masses d'assaut accompagnées de lance-flammes s'élancent sur le front du 140e RI (de l'étang de Vaux à la redoute de Douaumont) et s'emparent d'un petit poste, mais le lieutenant VALLIER (7e cie) le reprend aussitôt par une contre attaque à grand coup de grenade.
Au même moment, vers midi, les allemands attaquent aussi sur le front du 1er bataillon et devant la droite du 2e. Cette attaque, brisée ar le feu, ne parviens pas jusqu'au ligne du 140e.
L'après-midi se poursuit sous les bombardements.
Une journée lourde de concéquence en pertes humaines pour les 140e RI.
217 blessés |
138 morts
Indexés sur le site Mémoire des hommes
par Maurice FAURE |
Le 19 mars, une offenssive française est organisée pour dégager le village de Vaux et le rettranchement à l'est du Fort, offensive qui ne peut se comparer en rien aux massives attaques allemandes. C'est le 17e BCP qui est chargé de l'opération, appuyé par deux compagnies du 159e. Les deux compagnies du 159e échouent. Quand au groupe du 17e BCP, il était sorti de ses tranchées avant l'heure H et s'était avancé sans bruit jusqu'au réseau de fil de fer. A trois heures du matin, il s'enlance et s'emare de deux lignes ennemiesen faisant de nombreux prisonniers.
Dans la nuit du 20 au 21, le 140e est relevé par le 226e R. I., et va prendre quelques jours de repos bien gagné à Haudainville.
Le 21 mars au moins quatre isérois disparaissent
- BLACHE Fernand Théodore Elisée du 54e RAC à Haudionont (MPF)
- BOUCHON François Joseph du 17e RI à l'hôpital de Bar-le-Duc (55) (MPF)
- JACQUEMET Marius du 75e RI à l'hôpital n°12 de Valaincourt (55) (MPF)
- PERRISSEZ Emile Marius au 258e RI au ois de Malancourt (55) (MPF)
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